Hope comprends le langage des animaux

Moi : mais comment ça tu comprends les animaux ? Je ne savais pas…

Hope : c’est très simple. Tu observes bien l’animal comme il faut, pendant quelques jours, puis en fonction de son comportement, tu lui attribues une voyelle. Ensuite, tu sélectionnes des mots qui comportent cette voyelle. Enfin, tu construits des phrases uniquement composées des mots sélectionnés.

Moi : mais alors tu ne comprends pas les animaux ! Tu parles pour eux !! Escroc !

Hope : Mais non ! Tu ne comprends pas… écoute … que crois-tu qu’un animal ait à te dire ? En vrai tout ce qu’il dit prête à l’imagination, et l’animal agit en conséquence de ce qui est imaginé par son entourage. Toi, quand tu comprends le langage, tu métaphorises, tu inférencies, tu réfléchis, bref tu tentes de t’identifier à ce qui est dit et généralement tu te prends la tête…
Un animal agit avec le langage comme un rat se meut dans un labyrinthe. Si à droite ça passe alors, c’est à droite qu’il faut passer. Si au son du banjo, je remue la queue et que j’ai à manger… alors j’aime le son du banjo.
Un animal parle par plaisir, ce qu’il dit importe à toi seul. Ainsi, si ton chat, dont la voyelle est « é » te dit : « tu es belle en mémé, angoissée et violacée », il n’y a que toi qui peut comprendre. Car lui dit en vérité : « c’est quand qu’on mange ? » Mais entre temps tu auras compris quelque chose…

Moi : je ne sais pas comment je dois le prendre. Et puis au fait, il faut faire les courses.

Une journée en ville

J’écoute mon ami, et je m’entends parler seul, 5 ans avant, à l’époque où je ne le connaissais pas. Mon ami est à l’apogée de son âge classique ; il a l’air si en forme, je suis dans mon âge baroque, et j’ai l’air d’une loque (je n’ai dormi que deux heures). D’ailleurs, suite à l’admiration que je lui porte, me retrouver seul dans la ville puis dans les Halles… peut être par manque de sommeil ou parce que le temps passe trop vite… tout à coup, Paris me rend triste. Je croise une dame qui dort appuyée contre une colonne. Je suis frappé par sa ressemblance avec ma mère. Je la regarde et je vois ma mère en clocharde. Je l’imagine m’expliquer « à la guerre comme à la guerre, je meurs de sommeil, et la nuit … dehors… dormir la nuit c’est dangereux. » Je vois ma mère qui dit des choses comme « si un jour on est en guerre, ne fais rien pour moi, pars te protéger, ne m’attend pas. » voilà une différence entre les bourgeois et nous-autres… Le bourgeois ne s’inquiètent de rien, nous-autres pensons toujours que le monde peut s’effondrer subitement, d’un seul coup, plutôt que de continuer à s’effriter un peu chaque jour. Dans les halles toujours, un homme s’est déshabillé entièrement et s’étend comme pour toujours sur le sol en face du cinéma. Je reste là, à ne plus savoir si je suis citoyen ou touriste… Il est d’une grande beauté, et en plein délire. Paris me rend triste. Je me paye une glace. Pendant que j’engouffre la crème glacée, des bohémiennes fouillent les poubelles et mangent les frites qu’elles y trouvent. Des moineaux mangent les bouts de frites qui tombent parterre. Un oiseau s’arrête sur ma table… nous discutons le bout de frite.

A mon retour, je repense aux Halles, aux volcans Islandais, à la lenteur des voyages et à la rue Montmartre, aux boulevards… Je marche sur les grands boulevards. Un œil larmoie en souvenir de la joie ressentie boulevard Bonne Nouvelle il y a longtemps… Me vient à l’esprit le dernier livre d’Eric Chevillard (« CHOIR » aux Editions de Minuit) et le sourire me revient pour cet extrait de phrase, Page 15, où il fait dire au narrateur, habitant de Choir : « Nous disposons de trois cent douze mots pour dire gris ». Tout à coup, Paris me rend joyeux… un peu.

PS : Au passage, Eric Chevillard a plus publié de 2000 à 2010 que de 1987 à 1999.

Au pays de ton corps

Les photos sont laides en comparaison de la chanson… bref. “le creux de ton épaule pour ligne d’horizon”….
La personne qui a fait ce clip n’a rien compris de la chanson. en aucun cas il n’est fait mention, ni de cocotier, ni d’iles désertes… jamais le texte ne parle de beauté du corps. en fait la beauté est dans le fantasme amoureux et non dans la chaire. le corps est fait de chemins, et pas de trajectoires. on s’y promène, on y vit nu comme au jardin d’eden. On peut s’y perdre mais surtout l’horizon au creux d’une épaule nous fait rêver et nous rassure en même temps.

Mysteries


Mon ami, ouvrez la fenêtre, je crois que le feu, de la cheminée, entame les rideaux. Si nous pouvions bruler le monde, plutôt que nos yeux doux. Mon doux ami, ouvrez la fenêtre, je vois que la pluie finira de manger le bois de la maison. Elle digère maintenant toute la forêt. Mon tendre ami, ouvrez la porte, je sens que le vent tiède répend vivement nos mots. Il faut sortir les souffles et nos animaux d’amour. Dehors, sous terre, je sens nos songes qui s’enracinent, banis artistes, déjà trop jeunes comme d’anciens souvenirs.

L’Université des démons

Le démon Hope m’a récemment appelé pour me donner de ses nouvelles. Sincèrement, je n’espérais plus recevoir un quelconque signe de lui. Je dois dire que je passe tout mon temps actuellement à tant d’affaires en retard que je l’avais presqu’oublie… hé ! Hé ! Hé ! Oublier Hope ! Sérieusement, j’aime parler de lui, car par la même occasion je peux, tout en relatant ses aventures, employer des adverbes inutiles comme « récemment » « actuellement » « sérieusement » et « sincèrement », qui lorsque j’invoque Déjà, n’ont aucun sens. Mais quand j’évoque Hope, ils prennent une signification importante.

En vérité, je vous le dis, Hope m’a appelé au téléphone. Mon occupation à ce moment là ? Rien de particulier, je réchauffais du café dans le four… Dans le four micro-onde.

« Allo ? – Hope ? Je n’avais plus de nouvelle, ou étiez-vous, mon amour adoré ? » Oui, j’ai oublié de préciser que pendant quelques mois, et avant que nous disparaissions de mon esprit, Hope et moi vivions une sorte de relation exclusive. Je ne qualifierais pas cette relation, de relation amoureuse, non plus amicale, plutôt une relation évidente, une relation rêvée dans tous les sens du terme : à la fois idéale et complètement fantasmée. Voila l’avantage de vivre des relations exclusives avec les démons : ils vous offrent à peu prés tout, et surtout tout ce que vous voulez.

Hope ressemble à Caetano Veloso. Je voulais préciser qu’il ressemblait à Caetano « jeune ». Mais Hope ressemble à tous les âges de Caetano Veloso, et d’ailleurs il chante comme lui. Hope m’a appelé depuis Alep, une ville qui existe à tous les âges, une ville qui chante mille complexités, étalées depuis l’invention d’un savon magique d’olive et de laurier à l’invention de la douceur, de l’illusion, et de la culture, telle que nous la fantasmons de nos jours.

« Recherchez-vous de quoi me plaire dans la ville la plus ancienne du monde ? Une nymphe métamorphosée, un dieu des menteurs et des marchands, Hope que faites-vous à Alep ? – rien de tout cela, mon ami, seulement l’Université des Démons, qui se tient chaque année en un endroit humain, très ancien. L’an dernier, nous étions en Angleterre, nous marchions, sur les voies qui partent du cromlech de pierre au cromlech de bois, nous comptions les os des dévots sur les bords du chemin. A droite les fous ; les courageux, à gauche. Si vous saviez… cette année, nous avons choisi Alep, à cause du laurier noble. – Passionnant, dis-je poliment. – Envoutant, mon ami, cette année nous parlons de la proie démoniaque. »

Je dois avouer que la notion de proie démoniaque, j’en avais déjà une idée. Je pratique en effet, la chasse à la souris. Par le passé, j’ai étudié le conditionnement humain, implication d’un millénaire de réflexions sur la condition humaine, qui inspira tant de désespoirs, que certains philosophes ravis par leurs pleurs ou leur cynisme ont invente la postmodernité. En effet, le conditionnement humain se fonde sur quelques décennies de recherches sur le conditionnement de la souris…  Voyez-vous la chasse à la souris se pratique en deux phases, très facile à mettre en œuvre. Munissez-vous d’un piège à souris classique. Le meilleur des pièges à souris est celui qui l’emprisonne sans la tuer. Classiquement, un piège à souris suppose l’utilisation d’un appât. J’utilise une demi-noisette. Deux phases, deux demi-noisettes. Première moitié, en forme de cœur, offerte au souriceau. La première moitie, vous la posez sans l’accrocher au piège. La souris viendra par hasard, la souris furète sans direction, elle chemine toute la journée à la recherche d’une chose qu’elle veut stocker, pour plus tard. Elle arrive, sans fascination, se dirige à droite puis à gauche, et trouve la demi-noisette. Elle la ramasse délicatement, et fuit. Le piège ne fonctionne pas… fin de la première phase. Pour que la seconde phase se termine par la prise de la souris, mise en confiance, placez la seconde demi-noisette dans le piège. Cette fois il faut accrocher l’appât à la mécanique du piège.  Tel un penseur idéaliste, la souris veut compléter sa prise et se dirige, tout droit vers le second petit cœur de bois. Celui-là se révèle plus difficile à emporter. Mais après quelques efforts, elle pourrait parvenir à le décrocher de cette tige en métal qui l’emprisonne. Elle ne parviendra à décrocher l’appât qu’au prix de son emprisonnement fatal dans la cage du piège. Fin de la seconde phase.

« Mon ami, je sais tout de la proie démoniaque. – vous pratiquez la chasse à la souris, mais savez-vous que nous autres démons, avons inventé l’appât perpétuel ? – mais de quoi parlez-vous ? – nous avons inventé la noisette dans le chocolat, l’espoir du chaud après le froid, le sourire de l’ennemi, le bisou bisou, Nous avons créé les chaines de causalité, l’effet différé, tant de choses insondables, qui nous offrent tant de possibilités d’appâter. – Mais de quoi parlez-vous ? Et surtout pourquoi devenez-vous si facile à comprendre tout à coup ? – je ne deviens pas facile à comprendre, je deviens difficile à raconter. – Hope, vous lisez en moi comme en un livre… Je ne parviens plus à vous faire exister. – retenons simplement, que tous les jours vous courez après ce deuxième, troisième, quatrième petit cœur de noisette. – Hope ! Nous voila en train de parler du désir, il ne s’agissait pas non plus de cela. – le mieux est de revenir au piège à souris. – oui je suis d’accord, relisons. »

Europeennes 2009 socialistes a l’eau

Il semble que la strategie consistant a se rapprocher du centre-droit soit TRES TRES MAUVAISE HOUA ! HA ! HA ! HA !HA ! HA ! en tout cas pour les socialistes. Il suffisait pourtant de se souvenir du destin de Rocard pour se premunir contre une telle betise.

(et par centre-droit j’entends Bayrou, contrairement a ce que pourrait me faire croire un rat de science po qui le considererait presque comme appartenant au centre-gauche).

Par ailleurs, s’en prendre a Hamon est ridicule. Hamon aurait du etre en tete de liste a la place des proto-segolenistes, et il aurait ete elu. Il est tres clair que le PS est plombe par Segolene Royale et sa gauche “moderee” qui n’a plus lieu d’etre.

La gauche n’a pas change depuis la gauche plurielle. elle est toujours composee d’ecolos, de cocos, et de socialos et ne supporte toujours pas le centre (sauf si ca sert a gagne)… elle est comme un rubix cube… celui qui remettra les couleurs a l’endroit aura gagne.

Allez Benoit !! rejoins le PG ou prends le pouvoir au PS !!

Amen

Mick Jagger est mon ideal masculin. Je me souviens qu’il avait provoque mon premier emoi sensuel… et avec le temps je realise que je ne suis jamais tombe amoureux que de garcons qui lui ressemblent…

Patricia et Colette

Juste deux exemples…
et leur betisier, dans lequel elles sont sublimes !!

Ma vie avec les demons

Déjà : cette chambre c’est un vrai bordel. Fais ton lit au moins…
- C’est pas mon lit, c’est un nid. Les singes construisent des nids dans les arbres. Mon lit c’est un nid dans les arbres.
Déjà : et ce bureau, mais comment tu te retrouves … on dirait un tas de merdes.
- C’est pas un bureau d’abord. C’est un rocher. Au bureau je suis un iguane des iles Galápagos, je prends le soleil, je réfléchis au soleil…
Déjà : tu réfléchis au soleil … hé ben… regarde ces livres partout qui trainent aucun respect pour tes livres… oh la la.
- Des livres… où des livres…
Déjà : la… ici… (c’est quoi ça ? oh mon dieu !) Et la… et encore la…
- J’en sais rien. Ces fruits étranges sont tombés des arbres… je ne me suis aperçu de rien j’étais dans les bois quand c’est arrivé… quelque chose d’étrange arrive par la. Tu vois la.
Déjà : hein où ça ? Il faudrait faire les carreaux non ?
- Regarde tu vois la neige sur la montagne au sud.
Déjà : et… ?
Hope : Le démon Déjà nous épuise…
- Hey Hope ca va ? tu m’as apporté une ombrelle ?
Hope : Je reviens de Tombouctou, J’ai passé un de ses week-ends… il faisait chaud et ensoleillé, et moi je suis plutôt habitué à l’ombre et au glacial. Donc j’ai acheté l’ombrelle. Si elle te plait je te l’offre.
- J’avais besoin d’une ombrelle pour finir mon nid. C’est très gentil. Viens dans mon nid.
Déjà : bon je vous laisse les filles, je retourne dans la cuisine.
En chœur : c’est ça !!
- Mince c’est déjà l’heure de la sieste.
Hope : tu veux que je te dise une histoire.
- Non c’est bon j’etais déjà en train de m’en raconter une, mais quand je dormirai tu pourras me raconter ton week-end.
Hope : ok.

IZABO

Le clip est un peu bof, mais la chanson est cool. et puis il dit: “flowers in my hair, my power is not there.” ce qui pour un izraelien est plutot drole.

« Les Juifs, à qui Dieu avait promis par serment tout le pays qui est entre le ruisseau d’Égypte et l’Euphrate, et qui pour leurs péchés n’eurent jamais ce pays, étaient au contraire réduits en servitude; et cet esclavage dura quarante ans. Or il y avait un Juif de la tribu de Dan, nommé Manué ou Manao, et la femme de ce Manué était stérile; et un ange apparut à cette femme, et lui dit: « Vous aurez un fils, à condition qu’il ne boira jamais de vin, qu’il ne mangera jamais de lièvre, et qu’on ne lui fera jamais les cheveux. »
« L’ange apparut ensuite au mari et à la femme; on lui donna un chevreau à manger; il n’en voulut point, et disparut au milieu de la fumée; et la femme dit: « Certainement nous mourrons, car nous avons vu un dieu. » Mais ils n’en moururent pas.
« L’esclave Samson naquit, fut consacré nazaréen; et dès qu’il fut grand, la première chose qu’il fit fut d’aller dans la ville phénicienne ou philistine de Tamnala courtiser une fille d’un de ses maîtres, qu’il épousa.
« En allant chez sa maîtresse, il rencontra un lion, le déchira en pièces de sa main nue, comme il eût fait un chevreau. Quelques jours après il trouva un essaim d’abeilles dans la gueule de ce lion mort, avec un rayon de miel, quoique les abeilles ne se reposent jamais sur des charognes.
« Alors il proposa cette énigme à ses camarades: « La nourriture est sortie du mangeur, et le doux est sorti du dur. Si vous devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente robes; sinon, vous me donnerez trente robes et trente tuniques. » Ses camarades, ne pouvant deviner le fait en quoi consistait le mot de l’énigme, gagnèrent la jeune femme de Samson; elle tira le secret de son mari, et il fut obligé de leur donner trente tuniques et trente robes. « Ah! leur dit-il, si vous n’aviez pas labouré avec ma vache, vous n’auriez pas deviné. »
« Aussitôt le beau-père de Samson donna un autre mari à sa fille.
« Samson, en colère d’avoir perdu sa femme, alla prendre sur-le-champ trois cents renards, les attacha tous ensemble par la queue avec des flambeaux allumés, et ils allèrent mettre le feu dans les blés des Philistins.
« Les Juifs esclaves, ne voulant point être punis par leurs maîtres pour les exploits de Samson, vinrent le surprendre dans la caverne où il demeurait, le lièrent avec de grosses cordes, et le livrèrent aux Philistins. Dès qu’il est au milieu d’eux, il rompt ses cordes; et trouvant une mâchoire d’âne, il tue en un tour de main mille Philistins avec cette mâchoire. Un tel effort l’ayant mis tout en feu, il se mourait de soif. Aussitôt Dieu fit jaillir une fontaine d’une dent de la mâchoire d’âne. Samson ayant bu s’en alla dans Gaza, ville philistine; il y devint sur-le-champ amoureux d’une fille de joie. Comme il dormait avec elle, les Philistins fermèrent les portes de la ville, et environnèrent la maison; il se leva, prit les portes, et les emporta. Les Philistins, au désespoir de ne pouvoir venir à bout de ce héros, s’adressèrent à une autre fille de joie nommée Dalila, avec laquelle il couchait pour lors. Celle-ci lui arracha enfin le secret en quoi consistait sa force. Il ne fallait que le tondre pour le rendre égal aux autres hommes; on le tondit, il devint faible; ou lui creva les yeux, on lui fit tourner la meule et jouer du violon. Un jour qu’il jouait dans un temple philistin, entre deux colonnes du temple, il fut indigné que les Philistins eussent des temples à colonnade, tandis que les Juifs n’avaient qu’un tabernacle porté sur quatre bâtons. Il sentit que ses cheveux commençaient à revenir. Transporté d’un saint zèle, il jeta à terre les deux colonnes; le temple fut renversé; les Philistins furent écrasés et lui aussi. »

Samson agoniste Milton, preface. XVIIIe

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