Copie/colle dans les forums qui traitent du marriage homosexuel à Montpellier

Je suis consterné par la réaction de tous ces coincés… ne vous inquiétez pas chers hypocrites bigots sans éducation philosophique, aucun homo ne viendra vous embêter vous êtes trop ringues et débiles. le mariage ne changera rien à votre société d’ennui. Vous étiez déjà contre le féminisme, l’avortement et la contraception, vous êtes maintenant contre l’émancipation des droits des homosexuels, et vous allez perdre cette bataille comme toutes vos précédentes batailles d’arrière garde… vous me faites bien rigoler… bande d’impuissants idéologiques !!

Une journée en ville

J’écoute mon ami, et je m’entends parler seul, 5 ans avant, à l’époque où je ne le connaissais pas. Mon ami est à l’apogée de son âge classique ; il a l’air si en forme, je suis dans mon âge baroque, et j’ai l’air d’une loque (je n’ai dormi que deux heures). D’ailleurs, suite à l’admiration que je lui porte, me retrouver seul dans la ville puis dans les Halles… peut être par manque de sommeil ou parce que le temps passe trop vite… tout à coup, Paris me rend triste. Je croise une dame qui dort appuyée contre une colonne. Je suis frappé par sa ressemblance avec ma mère. Je la regarde et je vois ma mère en clocharde. Je l’imagine m’expliquer « à la guerre comme à la guerre, je meurs de sommeil, et la nuit … dehors… dormir la nuit c’est dangereux. » Je vois ma mère qui dit des choses comme « si un jour on est en guerre, ne fais rien pour moi, pars te protéger, ne m’attend pas. » voilà une différence entre les bourgeois et nous-autres… Le bourgeois ne s’inquiètent de rien, nous-autres pensons toujours que le monde peut s’effondrer subitement, d’un seul coup, plutôt que de continuer à s’effriter un peu chaque jour. Dans les halles toujours, un homme s’est déshabillé entièrement et s’étend comme pour toujours sur le sol en face du cinéma. Je reste là, à ne plus savoir si je suis citoyen ou touriste… Il est d’une grande beauté, et en plein délire. Paris me rend triste. Je me paye une glace. Pendant que j’engouffre la crème glacée, des bohémiennes fouillent les poubelles et mangent les frites qu’elles y trouvent. Des moineaux mangent les bouts de frites qui tombent parterre. Un oiseau s’arrête sur ma table… nous discutons le bout de frite.

A mon retour, je repense aux Halles, aux volcans Islandais, à la lenteur des voyages et à la rue Montmartre, aux boulevards… Je marche sur les grands boulevards. Un œil larmoie en souvenir de la joie ressentie boulevard Bonne Nouvelle il y a longtemps… Me vient à l’esprit le dernier livre d’Eric Chevillard (« CHOIR » aux Editions de Minuit) et le sourire me revient pour cet extrait de phrase, Page 15, où il fait dire au narrateur, habitant de Choir : « Nous disposons de trois cent douze mots pour dire gris ». Tout à coup, Paris me rend joyeux… un peu.

PS : Au passage, Eric Chevillard a plus publié de 2000 à 2010 que de 1987 à 1999.

OUF !

He oui, je reviens sur l’ile et un communiste du front de gauche est élu à l’assemblée régionale. Bon le président de l’assemblée régionale, en Corse n’a pas énormément de pourvoir… le pouvoir c’est la présidence de l’exécutif. Mais qu’importe. Un PRG comme président de l’exécutif, un communiste comme président de l’assemblée. et surtout des autonomistes juste ensuite. J’avoue que j’ai craint une alliance entre les autonomistes et la droite. Mais non… et c’est tant mieux. cela faisait longtemps qu’à la tête de la Corse, un tel élan démocratique ne s’était pas exprimé. Si ces trois partis parviennent à travailler ensemble (pas forcément main dans la main… faut pas trop rêver non plus mais simplement dans le respect de la démocratie) , j’ai l’espoir que nos côtes seront sauvées et qu’une économie intelligente saura se mettre en place.
Notons au passage que ce ringard de Sarko s’est déplacé un nombre incalculable de fois sur l’ile … et a fait élire un communiste… quelle plus cinglante défaite ?
Beaucoup de Corses avaient voté pour Sarko… Pourrait-on dire qu’ils en reviennent ?

Sinon quelques idées pour tous les élus de gauche l’ile :

1/ un transport facilité entre les deux poles de l’ile (Ajaccio et Bastia) et le centre. Il paraît que la SNCF veut développer son service régional… Il faut sauter sur l’occasion.
2/ La jeunesse en Corse vit mal sa situation. Pour s’en convaincre il peut suffire d’aller suivre la consultation de toxicomanie que certains jeunes prévenus sont obligés de suivre lors d’une première arrestation… très instructif. La corse a besoin de culture, Corse, Méditerranéenne et Universelle.
3/ Développer les entreprises de nouvelles technologies en Corse : bon pour l’image, l’emploi, l’environnement, l’intelligence, la culture.
4/ Développer le tourisme vert. la Corse est une des dernières parties du monde où cela soit possible.

Bise

Homodesiribus

j’aime bien ce site.

Enfin !

Hypatia d’Alexandrie est notre sainte laique préférée.

De Umbris idearum

Nous nous promenions Hope et moi sur les remparts de la citadelle, un lieu que j’aime plus qu’un autre car on y surplombe la mer et que la ville s’y protège des tempêtes par une montagne de brise-lames qui ressemble à une armée extraterrestre pétrifiée par un saint patron du pop art militaire. Hope rêvassait ce qui me charmait et m’ennuyait en même temps. Nous avons décidé de descendre les marches qui descendaient vers les tripodes en béton. Je trainais un peu les pieds car je m’ennuyais et je voulais grimper sur ses épaules et donner des coups de talons dans ses reins en criant : “hue donc ! cocotte !” enfin bref…
Sur le parvis de la ville ouverte sur cet horizon alambiqué, je remarquai, mais tout juste, une ombre qui virevoltait comme la projection d’un oiseau en vol ou comme une flamme si une flamme peut avoir une ombre. Je levais mon regard vers la promenade des remparts, mais pas d’oiseaux ni feu, ni drapeau…
Puis l’ombre chuchota et Hope avait disparu…
- Hope ?
- Il est parti.
- “Parti” ? Parti pour toujours ? qui êtes-vous ?
- Une ombre.
- L’ombre de quoi ?
- Il n’est pas parti pour toujours. Il reviendra. Je l’ai convoqué dans un en endroit humain très anciens, il en a l’habitude. Il se trouve actuellement sur l’ile de Pâques.
- Il en a fait des voyages depuis que je le connais. Je l’ai rencontré au fond du Mississippi en rêve puis il est apparu dans mon jardin sous la forme d’un chat. Il m’a ramené une ombrelle de Tombouctou. Une théorie de la proie démoniaque en provenance d’Alep. J’ai compris également qu’il s’était rendu à Stonehenge à une époque si ancienne, que sur ces terres Bretonnes cohabitaient alors le cromlech de pierre et le cromlech de bois. Le cromlech de bois est aujourd’hui disparu. Vous le saviez ?
- Voilà oui je savais.
- Qui êtes-vous ?
- Je suis Pithapita, l’Ombre de la connaissance.
- HA HA HA !
- Mais ce n’est pas drôle …
- De Umbris Idearum.
- On a de saines lectures.
- Il s’agissait de l’humain parfait.
- oui et ce n’est pas un compliment… ni l’inverse.
- existe-t’il un lien entre ton nom et celui de Pythagore ?
- Je suis le créateur de Pythagore… Je veux dire… j’étais Pythagore.
- Ciel ! Pourquoi moi je devrais rencontrer Pythagore ? j’ai d’ailleurs toujours détesté la géométrie… à une époque où il était conseillé de l’aimer pour avoir une mention… hé bien moi non j’aimais pas. J’ai aimé après.. mais trop tard.
- Ne t’inquiète pas, je ne m’intéresse pas qu’à la géométrie. J’ai plein d’autres intérêts ; par exemple, j’étais aussi Al-Khawarizmi et je sais que tu aimes l’algèbre.
- oui ça c’est vrai et pour tout dire l’algèbre est au coeur de toutes mes perceptions… du moins l’algèbre que je connais.

- Si nous commencions par le commencement ?
- Qui est ?
- Tu as récemment appris qu’au début il y avait le besoin de raconter des histoires.
- En effet. Dans un ouvrage passionnant de T. Pratchett (un génie) il est expliqué que l’homme et sa science proviennent de la nécessité de raconter, et que le langage humain n’a été inventé qu’après le besoin de se construire une intelligence individuelle et une intelligence collective (l’extelligence). Il plus aisé de comprendre cette histoire pour un anglophone car le morphème “tell” dans “inTELLigence” ou “exTELLigence” porte en lui toute la théorie.
- Oui. Je voulais te dire une seule chose.
- Laquelle ?
- He bien voilà. Si, un jour, on te dit que ce que tu racontes a déjà été écrit dans un ouvrage religieux monothéiste, il te faudra répondre ce que je vais te dire.
- J’écoute.

- Au fond de toi tu sauras que cette affirmation est fausse. Mais tu t”efforceras d’y répondre humblement et avec inTELLigence. Tu diras (que ce soit vrai ou pas) que tu crois en un Dieu unique toi-même, et que tu respectes non seulement ceux qui y croient mais aussi ceux qui ont retranscrit sa parole et que même sa parole tu vas la respecter.
-wow wow wow !
- …
- Pardon oui j’écoute.
- Tu diras ensuite qu’au fond ce qui t’attendrit le plus c’est cette retranscription de la parole du Dieu unique. car plus que le texte, la retranscription est poétique.
- C’est-à-dire ?
- Je veux parler de la conséquence de la retranscription humaine : elle est sujette à de nombreuses interprétations, elle est créatrice.
- oui mais qu’a-t’elle d’attendrissant ?
- elle est fondamentalement créatrice de fraternité.
- J’ai toujours pensé qu’ils préféraient s’entretuer lorsqu’ils ne comprenaient pas la même chose… la poésie…? oui pour moi ! moi qui te voit et parle… mais pour les religieux officiels… mort de rire.
- Réfléchis, à mon échelle, je suis l’Ombre des Idées… hé hé hé … la guerre est souvent l’avatar de la fraternité.
- je comprends tout contact à ce point conflictuel est forcément le résultat d’une passion fraternelle en quelque chose et en l’occurrence en Dieu l’unique.
- voilà. l’homme se trompe tout le temps. L’homme parfait le sait, et s’amuse très souvent à créer des mondes pluriels et alternatifs.
- où en étions-nous ?
- A l’essentiel ; il faudra alors, dans cette partie de ton discours, préciser que tu fais la différence entre deux chemins qui mènent vers l’homme, le chemin qui part de Dieu l’unique et le chemin qui vient de la connaissance plurielle vers l’homme. Que l’homme cherche constamment à changer ses connaissances à montrer comme il se trompe bien, et aussi il cherche à montrer comment la parole de Dieu l’unique est malheureusement pleine d’interprétations… Ainsi, il est faux de dire que quoi que tu aies jamais dit puisse se trouver dans la parole de Dieu l’unique, pour une simple raison de logique. (et la logique je peux en parler, ce n’est pas moi qui l’ai inventée).
- Maitre Pithapita… Merci.

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