LA GARDE

“Bon tout le monde s’assoit on part maintenant. Qu’y a-t-il Garon ?

-          Pas grand-chose… je rentre le ventre depuis hier soir, j’en ai, aujourd’hui la nausée.

-          Oui j’ai remarque, sincèrement, cher Garon, je ne comprends pas.

-          Cher Garon rentre le ventre qu’il a maintenant très gros. Mon cher Pitofin, qui ne comprend pas, sachez que nous l’avions tous prévenu voila déjà trente ans.

-          Cher Melroie, vous connaissiez Cher Garon depuis trente ans !

-          Depuis quarante ! chère Renaila.

-          Quel beau voyage nous commençons la.

-          En effet chère Renaila.

-          J’ai toujours détesté le train pour tout vous dire.

-          Non mais moi de même.

-          N’en parlons pas.

-          Fiou

-          Chers amis j’ai apporte des cartes nous pourrons nous distraire.

-          Des cartes, c’est merveilleux, Cher Melroie, pense toujours a tout le monde…

-          Chère Renaila…

-          Hehe

-          Garon veut jouer au barbu, mais je préférerais le tarot. Le barbu se joue en de nombreux tours, et les divers jeux sont distrayants surtout pour un long voyage… mais j’avais une autre idée.

-          Moi aussi. Le tarot est plus court mais tout dépend de la manière dont on joue. On ne supporte pas de se plier aux règles et remplir l’après-midi de divers jeux alors que notre imagination nous pousserait a en approfondir un seul et divaguer sur chaque tour de jeu, et nous distraire en imaginant des histoires avec les cartes posées…

-          Ce serait si drôle !

-          En effet Pitofin.

-          Un cinquième joueur, ce serait bien.

-          Autour de nous je ne vois que cette dame, presqu’endormi, et cette enfant, endormie que je soupçonne agitée.

-          Pitofin, cher ami, cette enfant me parait âgée de20 ans, je ne la sens pas agitée.

-          Pour toute femme nous avons Renaila… hors de question d’en accepter une autre, jeune ou vieille.

-          D’ailleurs Renaila devra choisir notre joueur.

-          Pourquoi Renaila devrait-elle choisir. Mon gout pour les garçons est lui-même assez sur, Renaila et moi sommes souvent d’accord sur nos gouts je ne comprendrai jamais pourquoi vous ne me consultez pas.

-          Pitofin, Mon CHER AMI. Je sais déjà que vous choisirez cet homme fort et tatoue qui porte une casquette. Je sens bien que vos gouts en matière de sexe fort se portent à nouveau sur les hommes à chapeau. Nous avons besoin d’un homme qui sache jouer au tarot.

-          Melroie, Mon CHER AMI. Ce Marseillais sait jouer au tarot, je le sens bien également.

-          Renaila, ma TRES CHERE AMIE, saurez vous nous dire vos préférences ?

-          Je dirais que le garçon a casquette a ma préférence également…

-          L’homme, je veux dire le garçon à casquette, a donc notre préférence.

-          S’il ne sait pas jouer ?

-          Pitofin lui apprendra les règles.

-          Je ne sais pas jouer au tarot, mais j’accepte d’apprendre entre mademoiselle Renaila, et ce Cher Pitofin.

-          Vous nous entendiez donc ?

-          Depuis le début.

-          Vous jouerez donc entre la miss et notre joli cœur.

-          Entendu…  on m’appelle Golomon.

-          Etes-vous de Marseille.

-          Jamais de la vie. Je suis ne en montagne sur une ile toute proche.

-          Etes-vous Corse ?

-          En effet.

-          Merveilleux.

-          Merci, vous aimez donc la Corse ?

-          Qui ne l’aime pas ?

-          Encore merci.

-          Vous manque-t-elle ?

-          Tant de corses vivent par delà les mers, qu’il me semble parfois que la Corse a envahi le monde. Mais oui elle me manque souvent.

-          Je vous comprends, elle nous manque aussi.

-          Vous voulez dire que vous êtes corse aussi ?

-          Parfaitement. Voici Gorron, de Castagniccia. Renaila, de Bastia. Melroie de Sartène, et Pitofin d’Ajaccio.

-          Enfin, je suis de Bocognano, mais mon oncle a vendu la maison, et puis je ne supportais plus le village, j’ai préfère m’installer en ville.

-          Nous nous connaissons depuis tres longtemps. Nous avons vraiment eu de la chance de nous rencontrer vraiment tres tôt.

-          Oh Cher Melroie. C’est grâce a lui vous savez ? il faisait de la musique, nous du théâtre. Nous vivions a Corte, puis nous nous sommes installes a Ajaccio, ou nous avons rencontre Renaila, qui venait de quitter Bastia… Enfin nos histoires vous ennuie je suppose.

-          Pas du tout. Je me sens si loin de tout cela, je ne fais que voyager de travail en travail. D’un pays a l’autre.

-          Voyagez-vous toujours en train.

-          Jamais ! je prends l’avion d’habitude, mais je rentre des états unis. Et je dois me rendre à Narbonne pour la naissance d’un neveu.

-          Oh quelle chance.

-          Je n’y accorde que très peu d’importance, je n’apprécie pas beaucoup les enfants. Mais les années passent si vite.

-          En effet.

-          Pas si vite en fait, des fois je me souviens d’événements qui me paraissent très éloignes dans le temps, puis en réfléchissant, je me rends comptes que ces événements ne datent que de 5 ans. Cela me met en joie de réaliser que cinq années ont passe si lentement, vraiment. Enfin vous voyez. Des fois on pense que tout passe trop vite, mais les sentiments sont trompeurs, seule l’analyse permet d’apprécier les choses en profondeur.

-          En général Renaila le contredit toujours sur ce point.

-          En effet, mais « Renaila » est tout à fait d’accord sur le coup des années qui ne passent pas si vite lorsqu’on y réfléchit.

-           Peut être, enfin je voulais dire qu’en cinq ans l’enfant a connu 4 âges différents. Or, l’âge que je préfère, c’est celui ou ils ne dissent pas grand-chose.

-          Ha bon ?

-          Ne trouvez-vous pas fascinant cet âge chez l’être humain qui donne l’impression qu’il est surnaturel ?

-          Je vais vous dire, l’enfant, on l’oublie, l’enfant vit toujours dans le passe. Pour moi l’enfant est toujours surnaturel.

-          Oui mais cette période où il ne parle pas, vous savez ? il nous regarde et on sait qu’il comprend. On voit même qu’il ne souffre absolument pas de ne pas pouvoir s’exprimer.

-          Oui mais on sait pourquoi…

-          Et pourquoi Pitofin ?

-          Parce qu’un enfant n’a aucun besoin de parler. Il regarde quelque chose, et toujours quelqu’un viendra lui nommer la chose.

-          Ha, en effet, je n’y avais jamais pense.

-          Par exemple, il pleure, et sa mère lui dit « oh tu as mal au ventre » ou bien il rit et elle continue à faire des grimaces en riant.

-          Pourtant a un moment on parle bien… il faut bien qu’on en ait la nécessité. Non ?

-          Notre ami Golomon ne semble pas de votre avis, mon cher Pitofin.

-          Voyez-vous Golomon, il n’existe aucune nécessité de parler. Vraiment, je veux dire aucune nécessité autre que celle de l’ouvrir, si vous voulez bien me passer l’expression. D’ailleurs il me semble que le premier mot, après l’utilitaire (le vrai) comme « maman », le premier mot est « non ».

-          Je ne sais pas je n’ai aucun plaisir à dire « non » d’habitude.

-          Maintenant que vous voila adulte, dire « non » vous gêne mais enfant cela représentait un réel plaisir… croyez-le. Croyez-le si bien, que votre retenue à le dire de nos jours reflète peut être une pudeur a ne point afficher un trop grand plaisir.

-          Haha, vous me touchez Pitofin.

-          N’allons pas trop loin, je ne suis pas sur de ce que j’affirme. Telle aurait du être votre réplique, jusqu’au bout, refuser mes arguments…

-          Je ne le peux.

-          Golomon. Si vous m’aimiez, un peu, vous le feriez.

-          Je le ferais… mais plus tard.

-          Bien bien,

-          Si nous commencions notre jeu.

-          Oui nous voila presque arrive a Arles. Commençons.

 

 

 

 

 

 

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